foule

La soirée de Pierre Grimaud

En ce samedi soir, les badauds se pressent sur la presqu’île. Pierre a fait le choix de se balader du côté de Confluence, avant de remonter le cours Charlemagne à pied. Artiste, il en profite pour faire un cliché de l’installation florale de l’église Sainte-Blandine. Arrivé près de Perrache, il retrouve la foule qui se presse devant le métro A. Changement de programme pour Pierre. Lui qui souhaitait aller au parc de la Tête d’or, n’y ira finalement que lundi. Direction Cordeliers, tout en évitant de passer par les grandes avenues. Petite halte devant la lampe d’Aladin avant de retrouver les Anooki qui squattent l’Opéra de Lyon et les danseuses de la place Sathonay. Il est 20 heures, la cohue ambiante agace Pierre qui se réfugie chez Candy Cookie pour avaler un wrap. A peine fini, il se résout à rentrer chez lui. La foule et le froid, Pierre aura bien tenté de les braver. Mais comme la plupart des Lyonnais, il se rend compte que sa ville n’est plus réellement sienne avec les milliers de touristes…

La journée de Fabienne Meygret

Comme convenu avec une de ses amies, Fabienne s’est rendue samedi en fin de matinée en centre-ville, pour manger au restaurant. Elles avaient ensuite décidé d’aller au cinéma pour voir « L’Héritier », « selon les conseils d’une femme dans la queue, explique-t-elle. Ça a été une bonne surprise puisque ce film nous a beaucoup plu ! »

Après la séance, alors qu’elles étaient censées faire des courses de Noël, son amie a décidé de rentrer chez elle. Aucun problème pour Fabienne, qui a continué seule. « Si je ne fais pas mes courses moi-même, personne ne le fera à ma place », rappelle-t-elle en riant.

Elle rentre chez elle à 18 h 15, après être allée rue Victor-Hugo, puis place Carnot, pour le marché de Noël, qui était « noir de monde ». « Je regrette vraiment de ne pas pouvoir aller à la Fête des Lumières. Si j’avais été en forme, je serais allée place Bellecour, regrette Fabienne. Mais il ne faut pas se plaindre, parce que je suis encore sur mes deux jambes ! »

Dans son salon, elle s’installe dans son fauteuil et regarde le journal de France 3 pour observer, de loin, les festivités.

Ce samedi soir, chez Fabienne Meygret, ressemble à beaucoup d’autres. Regarder les informations au journal télévisé, manger dans sa cuisine. Aujourd’hui, elle en profite pour s’ouvrir un peu plus à nous, pour exprimer son regret de ne pas pouvoir se rendre à la Fête des Lumières, nous raconter des souvenirs des précédentes illuminations, ou encore nous parler de sa famille.

 

 

Texte Alexandre Festaz

Propos recueillis par Alexandre Festaz et Léa Laboureau