FDL 2014

THIS IS THE END

C’est déjà la fin. Nostalgie, fatigue et joie sont les sentiments qui règnent à la rédaction, au lendemain du 8-Décembre. Pendant quatre jours, Lueurs d’histoires a tenté de vous faire vivre au mieux la Fête des Lumières, à travers le parcours de quatre familles lyonnaises. Un parcours, mais pas seulement. Les familles que nous avons suivies nous ont fait confiance tout au long de ce week-end et n’ont pas hésité à se livrer, sans pudeur. Anecdotes, souvenirs ou encore récits, voilà ce que nous avons eu le privilège d’écouter et de partager. Afin que ce média éphémère parle à chacun d’entre vous, nos journalistes ont fait le choix d’utiliser tous les médias sur leur site. Entre interviews radiophoniques, vidéos pour relater leurs parcours dans la capitale des Gaules, mais aussi récit photo, tout a été réalisé en temps réel. Si vous n’étiez pas sur le terrain avec nous, pour braver le froid ce week-end, assister aux illuminations, la mission de Lueurs d’histoires souhaitait vous faire vivre cette Fête des Lumières comme si vous y étiez. Pour que sur vos visages aussi puisse se lire la magie de l’événement.

Quatre familles, suivies au jour le jour, telle était notre devise. Vous l’aurez compris, chacun vit sa Fête des Lumières comme il l’entend. Soirée télévision pour Fabienne Meygret, parcours familial pour les Grimaud, visite de la ville organisée pour Renaud et difficulté de coordonner les emplois du temps chez les Menager. Cet événement d’origine lyonnaise, né en 1852, commence à véritablement prendre forme en 1989, où les premières animations sont mises en place. Année après année, le week-end du 8-Décembre est synonyme de féerie. Un objectif : en mettre plein la vue aux badauds. Habitués de cet événement, les Lyonnais, comme Pierre et Renaud, ne rateraient pour rien au monde cette célébration. Les plus âgés, à l’instar de Fabienne, restent évidemment fidèles à la tradition des lumignons sur les fenêtres le jour J. Mais pour d’autres, nous l’avons compris avec la famille Menager, ces quatre jours riment plutôt avec foule. Une foule qui a plus tendance à les effrayer, avec leurs deux enfants en bas âge.

Quatre familles, quatre parcours, quatre instants de vie, qui s’achèvent aujourd’hui. Avec eux, c’est aussi Lueurs d’histoires qui tire sa révérence. Les yeux encore émerveillés par ces quelques jours de féerie.

La rédaction

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Fabienne allume ses lumignons

L’horloge de la cuisine sonne 19 heures. Fabienne est installée devant sa table et allume ses lumignons. Rien de bien spectaculaire, si ce n’est la technique qu’elle utilise pour le faire. A l’aide de spaghetti, Fabienne embrase ses bougies. Sur chaque fenêtre, elle en dispose huit, un pour chacun de ses petits-enfants. Cette tradition, elle y tient. Moins pour son aspect religieux que par respect pour le souvenir de son mari, très croyant. « Une fois, se remémore-t-elle joviale, mon mari avait même acheté des lumignons pour notre locataire, qui vit en-dessous. Il tenait beaucoup à cette tradition. »

 

Texte Alexandre Festaz

Propos recueillis par Alexandre Festaz et Léa Laboureau

La journée de Fabienne Meygret

Comme convenu avec une de ses amies, Fabienne s’est rendue samedi en fin de matinée en centre-ville, pour manger au restaurant. Elles avaient ensuite décidé d’aller au cinéma pour voir « L’Héritier », « selon les conseils d’une femme dans la queue, explique-t-elle. Ça a été une bonne surprise puisque ce film nous a beaucoup plu ! »

Après la séance, alors qu’elles étaient censées faire des courses de Noël, son amie a décidé de rentrer chez elle. Aucun problème pour Fabienne, qui a continué seule. « Si je ne fais pas mes courses moi-même, personne ne le fera à ma place », rappelle-t-elle en riant.

Elle rentre chez elle à 18 h 15, après être allée rue Victor-Hugo, puis place Carnot, pour le marché de Noël, qui était « noir de monde ». « Je regrette vraiment de ne pas pouvoir aller à la Fête des Lumières. Si j’avais été en forme, je serais allée place Bellecour, regrette Fabienne. Mais il ne faut pas se plaindre, parce que je suis encore sur mes deux jambes ! »

Dans son salon, elle s’installe dans son fauteuil et regarde le journal de France 3 pour observer, de loin, les festivités.

Ce samedi soir, chez Fabienne Meygret, ressemble à beaucoup d’autres. Regarder les informations au journal télévisé, manger dans sa cuisine. Aujourd’hui, elle en profite pour s’ouvrir un peu plus à nous, pour exprimer son regret de ne pas pouvoir se rendre à la Fête des Lumières, nous raconter des souvenirs des précédentes illuminations, ou encore nous parler de sa famille.

 

 

Texte Alexandre Festaz

Propos recueillis par Alexandre Festaz et Léa Laboureau

La Fête des Lumières vue par Renaud Meilland

Contrairement à la majorité des Lyonnais, Renaud voit le côté coulisse des illuminations. Il travaille cette année sur la mise en lumière du pont Schuman aux côtés de sept autres techniciens. Toutefois, il a pu durant sa jeunesse voir grandir cet événement et porte aujourd’hui un regard critique sur son évolution.

Propos recueillis  par Lorenzo Calligarot et Léa Cardinal