8 décembre

Fabienne allume ses lumignons

L’horloge de la cuisine sonne 19 heures. Fabienne est installée devant sa table et allume ses lumignons. Rien de bien spectaculaire, si ce n’est la technique qu’elle utilise pour le faire. A l’aide de spaghetti, Fabienne embrase ses bougies. Sur chaque fenêtre, elle en dispose huit, un pour chacun de ses petits-enfants. Cette tradition, elle y tient. Moins pour son aspect religieux que par respect pour le souvenir de son mari, très croyant. « Une fois, se remémore-t-elle joviale, mon mari avait même acheté des lumignons pour notre locataire, qui vit en-dessous. Il tenait beaucoup à cette tradition. »

 

Texte Alexandre Festaz

Propos recueillis par Alexandre Festaz et Léa Laboureau

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La journée de Fabienne Meygret

Comme convenu avec une de ses amies, Fabienne s’est rendue samedi en fin de matinée en centre-ville, pour manger au restaurant. Elles avaient ensuite décidé d’aller au cinéma pour voir « L’Héritier », « selon les conseils d’une femme dans la queue, explique-t-elle. Ça a été une bonne surprise puisque ce film nous a beaucoup plu ! »

Après la séance, alors qu’elles étaient censées faire des courses de Noël, son amie a décidé de rentrer chez elle. Aucun problème pour Fabienne, qui a continué seule. « Si je ne fais pas mes courses moi-même, personne ne le fera à ma place », rappelle-t-elle en riant.

Elle rentre chez elle à 18 h 15, après être allée rue Victor-Hugo, puis place Carnot, pour le marché de Noël, qui était « noir de monde ». « Je regrette vraiment de ne pas pouvoir aller à la Fête des Lumières. Si j’avais été en forme, je serais allée place Bellecour, regrette Fabienne. Mais il ne faut pas se plaindre, parce que je suis encore sur mes deux jambes ! »

Dans son salon, elle s’installe dans son fauteuil et regarde le journal de France 3 pour observer, de loin, les festivités.

Ce samedi soir, chez Fabienne Meygret, ressemble à beaucoup d’autres. Regarder les informations au journal télévisé, manger dans sa cuisine. Aujourd’hui, elle en profite pour s’ouvrir un peu plus à nous, pour exprimer son regret de ne pas pouvoir se rendre à la Fête des Lumières, nous raconter des souvenirs des précédentes illuminations, ou encore nous parler de sa famille.

 

 

Texte Alexandre Festaz

Propos recueillis par Alexandre Festaz et Léa Laboureau

La Fête des Lumières vue par Renaud Meilland

Contrairement à la majorité des Lyonnais, Renaud voit le côté coulisse des illuminations. Il travaille cette année sur la mise en lumière du pont Schuman aux côtés de sept autres techniciens. Toutefois, il a pu durant sa jeunesse voir grandir cet événement et porte aujourd’hui un regard critique sur son évolution.

Propos recueillis  par Lorenzo Calligarot et Léa Cardinal 

La Fête des Lumières vue par Pierre Grimaud

La Fête des Lumières ? Pierre l’attend toutes les années. Alors ces quatre jours, ils sera de la partie. Accompagné par sa famille, ou même seul, il n’en loupera pas une miette. Mais son objectif reste tout de même d’éviter les coins les plus touristiques. En quelques mots, il nous explique sa vision de cet événement historique.

Propos recueillis par Laura Hurissel et Mathilde Solages

Le portrait de Pierre Grimaud

Jeudi soir, avant de sortir découvrir les premières illuminations, Pierre Grimaud nous raconte son parcours. Entre études et monde professionnel il a souvent hésité avant de trouver sa voie. Aujourd’hui, ce Lyonnais d’origine a posé ses bagages dans le 3ème arrondissement avec sa petite amie.

Propos recueillis par Laura Hurissel et Mathilde Solages