Fabienne Meygret n’ira pas à la Fête des Lumières

Cette année, Fabienne Meygret ne se rend pas à la Fête des Lumières. Elle revient sur les raisons qui la poussent à rester chez elle. Tout d’abord, elle évoque la solitude. Pour elle, pas question d’aller voir les illuminations si elle ne peut pas partager ses impressions avec quelqu’un.

 

 

Elle évoque aussi la foule, le manque de transports et sa difficulté à se rendre de chez elle dans le centre-ville.

 

 

Enfin, elle relève le manque d’infrastructures mises en place pour les seniors durant les célébrations.

 

 

Texte Alexandre Festaz

Propos recueillis par Alexandre Festaz et Léa Laboureau

La soirée de Pierre Grimaud

En ce samedi soir, les badauds se pressent sur la presqu’île. Pierre a fait le choix de se balader du côté de Confluence, avant de remonter le cours Charlemagne à pied. Artiste, il en profite pour faire un cliché de l’installation florale de l’église Sainte-Blandine. Arrivé près de Perrache, il retrouve la foule qui se presse devant le métro A. Changement de programme pour Pierre. Lui qui souhaitait aller au parc de la Tête d’or, n’y ira finalement que lundi. Direction Cordeliers, tout en évitant de passer par les grandes avenues. Petite halte devant la lampe d’Aladin avant de retrouver les Anooki qui squattent l’Opéra de Lyon et les danseuses de la place Sathonay. Il est 20 heures, la cohue ambiante agace Pierre qui se réfugie chez Candy Cookie pour avaler un wrap. A peine fini, il se résout à rentrer chez lui. La foule et le froid, Pierre aura bien tenté de les braver. Mais comme la plupart des Lyonnais, il se rend compte que sa ville n’est plus réellement sienne avec les milliers de touristes…

La soirée en ville de Renaud Meilland

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En ce week-end de Fête des Lumières, Renaud Meilland a gentiment accueilli une bande de six amis parisiens, venus spécialement pour l’occasion. Pour ces derniers qui ne sont pas des habitués de l’événement, le jeune homme a choisi de faire le parcours habituel. Après avoir descendu le quartier de Croix-Paquet, tous se sont émerveillés devant les illuminations de l’Opéra et sa mise en scène à la fois enfantine et rêveuse. Malgré la foule, Renaud décide de se diriger vers Foch, où tous sont intrigués par les différentes animations que propose la Ville. Qui dit quartier touristique, dit foule. La bande de copains n’a pas échappé à la cohue et s’est armée de patience pour effectuer le trajet prévu. Après l’effort, un peu de réconfort devant une fanfare qui a le mérite de se faire entendre. Ils applaudissent, dansent, mais c’est pas le tout, ils ont soif. Direction un petit supermarché situé dans une rue perpendiculaire pour se ravitailler (enfin surtout le gosier !). Malheureusement, Renaud n’avait pas prévu qu’un arrêté préfectoral interdirait la vente d’alcool après 22 heures. Il est 22h12 et l’équipe repart bredouille. Les stands de vin chaud sont là pour leur remonter le moral. En attendant, le jeune homme de 26 ans décide de braver le froid et poursuit son parcours, en direction des Terreaux. Il finira par Confluence, dans le but de s’éloigner un peu plus du centre. Une belle soirée, que ses amis parisiens ne sont pas prêts d’oublier.

Propos recueillis par Lorenzo Calligarot et Léa Cardinal

Le samedi en famille de Bertrand

Vivre dans le centre lyonnais, à deux pas des illuminations, ne signifie pas forcément passer sa journée à trépigner d’impatience, en attendant l’instant fatidique où l’on pourra enfin observer les créations illuminées. La preuve avec Bertrand, le père de la famille Menager, qui garde les enfants pour laisser Elodie sortir avec ses amis.

Propos recueillis par Léa Laboureau et Irchade Kari

La journée de Fabienne Meygret

Comme convenu avec une de ses amies, Fabienne s’est rendue samedi en fin de matinée en centre-ville, pour manger au restaurant. Elles avaient ensuite décidé d’aller au cinéma pour voir « L’Héritier », « selon les conseils d’une femme dans la queue, explique-t-elle. Ça a été une bonne surprise puisque ce film nous a beaucoup plu ! »

Après la séance, alors qu’elles étaient censées faire des courses de Noël, son amie a décidé de rentrer chez elle. Aucun problème pour Fabienne, qui a continué seule. « Si je ne fais pas mes courses moi-même, personne ne le fera à ma place », rappelle-t-elle en riant.

Elle rentre chez elle à 18 h 15, après être allée rue Victor-Hugo, puis place Carnot, pour le marché de Noël, qui était « noir de monde ». « Je regrette vraiment de ne pas pouvoir aller à la Fête des Lumières. Si j’avais été en forme, je serais allée place Bellecour, regrette Fabienne. Mais il ne faut pas se plaindre, parce que je suis encore sur mes deux jambes ! »

Dans son salon, elle s’installe dans son fauteuil et regarde le journal de France 3 pour observer, de loin, les festivités.

Ce samedi soir, chez Fabienne Meygret, ressemble à beaucoup d’autres. Regarder les informations au journal télévisé, manger dans sa cuisine. Aujourd’hui, elle en profite pour s’ouvrir un peu plus à nous, pour exprimer son regret de ne pas pouvoir se rendre à la Fête des Lumières, nous raconter des souvenirs des précédentes illuminations, ou encore nous parler de sa famille.

 

 

Texte Alexandre Festaz

Propos recueillis par Alexandre Festaz et Léa Laboureau