FAMILLE MEYGRET

Fabienne allume ses lumignons

L’horloge de la cuisine sonne 19 heures. Fabienne est installée devant sa table et allume ses lumignons. Rien de bien spectaculaire, si ce n’est la technique qu’elle utilise pour le faire. A l’aide de spaghetti, Fabienne embrase ses bougies. Sur chaque fenêtre, elle en dispose huit, un pour chacun de ses petits-enfants. Cette tradition, elle y tient. Moins pour son aspect religieux que par respect pour le souvenir de son mari, très croyant. « Une fois, se remémore-t-elle joviale, mon mari avait même acheté des lumignons pour notre locataire, qui vit en-dessous. Il tenait beaucoup à cette tradition. »

 

Texte Alexandre Festaz

Propos recueillis par Alexandre Festaz et Léa Laboureau

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Fabienne Meygret n’ira pas à la Fête des Lumières

Cette année, Fabienne Meygret ne se rend pas à la Fête des Lumières. Elle revient sur les raisons qui la poussent à rester chez elle. Tout d’abord, elle évoque la solitude. Pour elle, pas question d’aller voir les illuminations si elle ne peut pas partager ses impressions avec quelqu’un.

 

 

Elle évoque aussi la foule, le manque de transports et sa difficulté à se rendre de chez elle dans le centre-ville.

 

 

Enfin, elle relève le manque d’infrastructures mises en place pour les seniors durant les célébrations.

 

 

Texte Alexandre Festaz

Propos recueillis par Alexandre Festaz et Léa Laboureau

La journée de Fabienne Meygret

Comme convenu avec une de ses amies, Fabienne s’est rendue samedi en fin de matinée en centre-ville, pour manger au restaurant. Elles avaient ensuite décidé d’aller au cinéma pour voir « L’Héritier », « selon les conseils d’une femme dans la queue, explique-t-elle. Ça a été une bonne surprise puisque ce film nous a beaucoup plu ! »

Après la séance, alors qu’elles étaient censées faire des courses de Noël, son amie a décidé de rentrer chez elle. Aucun problème pour Fabienne, qui a continué seule. « Si je ne fais pas mes courses moi-même, personne ne le fera à ma place », rappelle-t-elle en riant.

Elle rentre chez elle à 18 h 15, après être allée rue Victor-Hugo, puis place Carnot, pour le marché de Noël, qui était « noir de monde ». « Je regrette vraiment de ne pas pouvoir aller à la Fête des Lumières. Si j’avais été en forme, je serais allée place Bellecour, regrette Fabienne. Mais il ne faut pas se plaindre, parce que je suis encore sur mes deux jambes ! »

Dans son salon, elle s’installe dans son fauteuil et regarde le journal de France 3 pour observer, de loin, les festivités.

Ce samedi soir, chez Fabienne Meygret, ressemble à beaucoup d’autres. Regarder les informations au journal télévisé, manger dans sa cuisine. Aujourd’hui, elle en profite pour s’ouvrir un peu plus à nous, pour exprimer son regret de ne pas pouvoir se rendre à la Fête des Lumières, nous raconter des souvenirs des précédentes illuminations, ou encore nous parler de sa famille.

 

 

Texte Alexandre Festaz

Propos recueillis par Alexandre Festaz et Léa Laboureau

#MENAGER

Nom : Roger

Prénom : Bertrand

Âge : 30 ans

Profession : Directeur commercial et marketing Progetel

Où il habite : Ampère

Avec combien de personnes il vit : deux enfants et sa femme Elodie

Parcours : Bertrand est arrivé à Lyon à l’âge de 18 ans, il a fait sa formation en alternance en management des équipes et qualité. C’est d’ailleurs dans cette même formation qu’il rencontra sa femme Elodie.  Il ajoute à son CV un master  entrepreneuriat à l’IAE. Une fois sa formation terminée, Bertrand occupa le poste de directeur commercial et marketing dans l’entreprise Progetel.

Les anecdotes de Fabienne Meygret

Vendredi soir, Fabienne ne sort pas de chez elle. Elle préfère nous raconter sa première Fête des Lumières. C’était en 1983. A l’époque, elle vient de quitter Oran, en Algérie, et arrive à Lyon avec son mari. En plus de trente ans, les célébrations ont l’air d’avoir bien changé.

 

Propos recueillis par Alexandre Festaz et Léa Laboureau 

#MEYGRET

Nom : Meygret

Prénom : Fabienne

Âge : 83 ans

Profession : Retraitée

Où elle habite : Saint-Just

Avec combien de personnes elle vit : Elle vit seule

Parcours : Fabienne a commencé sa vie professionnelle en tant qu’intendante régisseur d’avances et de recettes à Oran, en Algérie. Elle est ensuite venue à Lyon avec son mari, un Lyonnais d’origine, en 1983 (date de sa première Fête des Lumières). Fabienne est embauchée comme agent comptable à Saint-Priest, dans le cadre de la création d’un lycée. Par la suite, elle reprend la direction de deux autres établissements scolaires. C’est avec regret qu’elle part en retraite quatre ans plus tard, à la demande de son mari, pour s’occuper de ses parents.

On retrouve Fabienne vendredi à 14 heures !